Comprendre GHO
À retenir
- Le GHO est émis quand un utilisateur d’Aave emprunte contre ses garanties ; il est détruit au remboursement.
- Les intérêts payés par les emprunteurs de GHO reviennent intégralement à la trésorerie d’Aave.
- Il a passé plus d’un an sous 1 $ après son lancement, avant que la gouvernance corrige ses paramètres.
Aave lance le GHO en juillet 2023 sur Ethereum. Plutôt que d’emprunter des USDC déposés par d’autres utilisateurs, un emprunteur peut créer des GHO contre ses garanties. Le stablecoin n’existe donc que tant que les prêts correspondants sont ouverts.
Un démarrage sous la barre
Dans les mois qui ont suivi son lancement, le GHO s’est échangé autour de 0,97 à 0,98 $. Le taux d’emprunt, fixé bas, rendait intéressant d’emprunter des GHO pour les revendre contre d’autres stablecoins, ce qui pesait sur le cours. La gouvernance d’Aave a relevé progressivement ce taux et ajouté un module de stabilité permettant d’échanger GHO contre USDC à 1 pour 1. La parité s’est rétablie en 2024.
L’intérêt pour Aave
Quand un utilisateur emprunte des USDC sur Aave, l’essentiel des intérêts revient aux déposants. Avec le GHO, les intérêts vont à la trésorerie d’Aave, qui finance le développement et des rachats d’AAVE. Le GHO est donc autant un outil de revenu pour le protocole qu’un stablecoin pour les utilisateurs. Une version épargne, sGHO, rémunère ceux qui le déposent.
Pour un utilisateur, le GHO se trouve surtout sur les plateformes décentralisées et dans les wallets connectés à Aave. Les plateformes d’échange agréées en Europe ne le proposent pas, faute d’émetteur agréé au sens de MiCA.
Les risques propres à GHO
- Sa liquidité reste faible comparée aux grands stablecoins.
- Le maintien de la parité dépend des décisions de la gouvernance d’Aave sur les taux.
- Une défaillance du protocole Aave toucherait directement le GHO.
Pour aller plus loin : Stablecoins : un euro numérique, à quelques conditions près.