Comprendre Algorand
À retenir
- Une transaction est définitive dès son inclusion dans un bloc : aucun retour en arrière possible.
- L’offre totale est fixée à 10 milliards d’ALGO.
- Le staking ne bloque pas les fonds et ne présente pas de risque de pénalité.
Silvio Micali, professeur au MIT et lauréat du prix Turing pour ses travaux en cryptographie, fonde Algorand en 2017. Le réseau principal démarre en 2019 avec un consensus en preuve d’enjeu pure : à chaque bloc, un tirage au sort cryptographique désigne secrètement les comptes qui proposent et votent, en proportion de leurs ALGO.
Pas de fourche, pas d’attente
Sur Bitcoin, une transaction devient de plus en plus sûre à chaque bloc ajouté. Sur Algorand, un bloc validé est définitif : la chaîne ne peut pas se diviser en deux versions concurrentes. Un bloc est produit en moins de trois secondes. Pour des paiements ou des actifs financiers, cette finalité immédiate simplifie beaucoup la vie.
Un écart entre technique et adoption
Algorand a été choisi pour des expérimentations par plusieurs gouvernements et entreprises, et accueille des stablecoins comme l’USDC. Pourtant, son activité reste modeste face à Ethereum ou Solana. La fondation a changé plusieurs fois de stratégie et de dirigeants. L’ALGO a perdu plus de 90 % de sa valeur depuis ses débuts.
Le staking est simple : il suffit de participer au consensus avec un nœud, ou de passer par un service qui le fait pour vous, sans bloquer ses ALGO.
Les risques propres à Algorand
- L’adoption par les applications et la DeFi est restée faible malgré des qualités techniques reconnues.
- Une part importante des ALGO a été détenue par la fondation et les premiers investisseurs.
- Plusieurs partenariats annoncés avec des États ou des entreprises n’ont pas débouché sur un usage durable.