Comprendre Hedera
À retenir
- L’offre totale de 50 milliards de HBAR a été créée au lancement.
- Le réseau est piloté par un conseil d’une trentaine de grandes entreprises et universités, chacune avec une voix.
- Les frais sont fixés en dollars et restent de l’ordre du centime ou moins.
Hedera repose sur hashgraph, un algorithme de consensus inventé par Leemon Baird. Au lieu de produire des blocs l’un après l’autre, les nœuds échangent en permanence des informations sur ce qu’ils ont reçu et de qui (« gossip about gossip »), puis en déduisent un ordre commun des transactions. Le réseau public démarre en 2019.
Un modèle de gouvernance inhabituel
Hedera est gouverné par un conseil composé d’entreprises et d’institutions : Google, IBM, Boeing, Deutsche Telekom, LG, Dell, l’University College London et d’autres. Chaque membre fait tourner un nœud et dispose d’une voix sur les décisions. Le projet assume ce choix : un réseau prévisible et conforme, que les grandes organisations acceptent d’utiliser.
En 2024, le code du réseau a été confié à la Linux Foundation sous le nom Hiero, pour ne plus dépendre d’une seule entreprise.
Des services plus que des applications DeFi
Hedera propose des services de consensus (horodater et ordonner des messages), de création de jetons et de smart contracts compatibles avec Ethereum. Les usages mis en avant sont la traçabilité, les crédits carbone et les paiements. Le HBAR paie les frais et sert au staking, sans risque de perte en cas de mauvais comportement du nœud choisi. Un ETF au comptant sur le HBAR est coté aux États-Unis depuis fin 2025.
Les risques propres à Hedera
- La gouvernance par un conseil d’entreprises est l’opposé de la décentralisation recherchée par d’autres réseaux.
- Les validateurs principaux sont encore gérés par les membres du conseil.
- La notoriété des membres du conseil ne garantit pas l’usage du réseau par leurs propres activités.