Comprendre Stellar
À retenir
- Une transaction coûte une fraction de centime et se règle en environ cinq secondes.
- Des « ancres », comme MoneyGram, permettent de déposer et retirer des espèces contre des stablecoins sur le réseau.
- L’offre est fixée depuis que la Stellar Development Foundation a détruit 55 milliards de XLM en 2019.
Jed McCaleb, cofondateur de Ripple, quitte l’entreprise et lance Stellar en 2014 avec Joyce Kim. Le réseau est soutenu par la Stellar Development Foundation, une organisation à but non lucratif. L’ambition : un réseau ouvert où n’importe quelle monnaie peut circuler et s’échanger, pour les personnes que les banques servent mal.
Comment circule l’argent sur Stellar
Les euros, dollars ou pesos n’existent pas sur Stellar en tant que tels. Des institutions appelées ancres reçoivent la monnaie classique et émettent l’équivalent sur le réseau. Circle y émet de l’USDC ; MoneyGram permet de retirer en espèces dans ses agences des fonds reçus sur Stellar. Le réseau dispose d’une bourse décentralisée intégrée qui convertit une monnaie en une autre au moment du paiement.
Le XLM sert à payer les frais (minimes) et à constituer la réserve minimale d’un compte. Il fait aussi office de monnaie de passage quand deux devises n’ont pas de marché direct.
Consensus et smart contracts
Stellar n’utilise ni minage ni staking. Son protocole de consensus (SCP) repose sur des groupes de validateurs qui se font mutuellement confiance, proche dans l’esprit de celui du XRP Ledger. Depuis 2024, la plateforme Soroban ajoute des smart contracts, avec pour cible les applications de paiement et les actifs tokenisés, comme un fonds monétaire de Franklin Templeton émis sur Stellar.
Les risques propres à Stellar
- La Stellar Development Foundation détient encore une part importante des XLM.
- L’usage du réseau repose surtout sur les stablecoins, et le XLM n’en capte qu’indirectement la valeur.
- Le réseau a connu une interruption de plusieurs heures en mai 2019.