Comprendre NEAR Protocol
À retenir
- NEAR découpe le réseau en fragments (sharding) qui traitent les transactions en parallèle.
- Les comptes portent des noms lisibles, comme « alice.near », au lieu de longues adresses.
- Illia Polosukhin, cofondateur, est l’un des auteurs de l’article « Attention Is All You Need » qui a introduit les transformers.
NEAR Protocol est fondé par Illia Polosukhin et Alexander Skidanov. Avant de se lancer dans la blockchain, Polosukhin travaillait chez Google Research, où il a cosigné en 2017 l’article qui a donné naissance aux transformers, l’architecture des grands modèles de langage actuels. Le réseau principal démarre en 2020.
Le sharding, en pratique
La plupart des blockchains font traiter chaque transaction par tous les validateurs. NEAR répartit l’état du réseau en plusieurs fragments, chacun traité par une partie des validateurs, et peut en ajouter quand la charge augmente. L’utilisateur ne voit rien de ce découpage : un compte sur un fragment peut payer un compte sur un autre.
L’abstraction des chaînes
L’équipe pousse l’idée qu’un utilisateur ne devrait pas avoir à savoir sur quelle blockchain il se trouve. Avec les « chain signatures », un compte NEAR peut signer des transactions sur Bitcoin ou Ethereum. Les « intents » permettent d’exprimer un résultat voulu (échanger tel jeton contre tel autre) et de laisser des solveurs trouver le chemin.
Le pari de l’IA
NEAR se présente comme une blockchain pour les agents d’intelligence artificielle et a lancé des projets de calcul confidentiel pour l’IA. Ces travaux sont réels, mais leur poids dans l’activité du réseau reste à démontrer.
Les risques propres à NEAR Protocol
- L’activité des applications reste faible au regard de la capitalisation.
- Le positionnement IA, très mis en avant, n’a pas encore produit d’usage massif mesurable sur le réseau.
- L’émission annuelle de NEAR dilue les détenteurs qui ne stakent pas.