Comprendre Internet Computer
À retenir
- Une application ICP, appelée « canister », stocke son code, ses données et son interface web sur la blockchain.
- Ce sont les développeurs qui paient le calcul (« cycles »), pas les utilisateurs.
- Le jeton a perdu plus de 95 % de sa valeur dans les mois qui ont suivi son lancement en mai 2021.
DFINITY, fondation suisse dirigée par Dominic Williams, travaille sur l’Internet Computer depuis 2016. Le réseau est lancé en mai 2021 avec une capitalisation qui le classe immédiatement parmi les dix premières cryptos. En quelques mois, l’ICP perd l’essentiel de sa valeur. En 2021, un rapport d’Arkham Intelligence accuse des initiés d’avoir vendu massivement ; DFINITY conteste et la polémique donne lieu à des procédures judiciaires.
Un « ordinateur mondial »
Sur la plupart des blockchains, seule la logique critique est en chaîne : l’interface du site et les fichiers sont hébergés ailleurs, souvent chez Amazon. L’Internet Computer veut tout héberger lui-même. Un canister peut servir des pages web à un navigateur, stocker des gigaoctets de données et appeler d’autres blockchains comme Bitcoin, grâce à une cryptographie (« chain key ») qui lui permet de signer pour elles.
Le modèle économique
Les développeurs convertissent des ICP en cycles, qui paient le calcul et le stockage de leur application. Les utilisateurs n’ont pas besoin de wallet ni de jeton pour s’en servir. Les ICP convertis sont détruits, tandis que de nouveaux ICP récompensent les votes de gouvernance et les fournisseurs de nœuds. La gouvernance, le Network Nervous System, permet de bloquer des ICP pendant jusqu’à huit ans en échange de droits de vote et de récompenses.
Les risques propres à Internet Computer
- La distribution initiale et la chute violente du cours ont nourri des accusations de ventes massives par des proches du projet.
- Les nœuds tournent sur du matériel spécifique opéré par des fournisseurs agréés par la gouvernance.
- La gouvernance (NNS) accorde un poids important à la fondation DFINITY.