Comprendre Render
À retenir
- Le réseau a été conçu par OTOY, éditeur du moteur de rendu OctaneRender utilisé dans le cinéma et la publicité.
- Les créateurs paient le rendu en RENDER ; les jetons sont détruits et des récompenses sont versées aux opérateurs de GPU.
- Le projet a migré d’Ethereum vers Solana en 2023, en remplaçant le RNDR par le RENDER.
Render Network naît de l’idée de Jules Urbach, fondateur d’OTOY : des millions de cartes graphiques dorment une partie du temps chez des particuliers et des studios, alors que les créateurs 3D manquent de puissance pour leurs rendus. Le réseau met les deux en relation, avec une blockchain pour suivre les travaux et les paiements.
Le modèle « brûler et créer »
Un créateur qui commande un rendu paie en RENDER, et ces jetons sont détruits. Les opérateurs de cartes graphiques reçoivent de nouveaux jetons émis selon un calendrier défini. Si l’usage dépasse l’émission, l’offre baisse ; sinon, elle augmente. Ce mécanisme, appelé « burn and mint equilibrium », relie la valeur du jeton à l’usage réel du réseau.
Du rendu 3D à l’IA
Avec l’essor de l’intelligence artificielle, Render a élargi son offre à l’inférence et à l’entraînement de modèles, sur les mêmes cartes graphiques. Ce virage explique en partie la hausse du jeton en 2024. En novembre 2023, le projet a quitté Ethereum pour Solana, jugé plus rapide et moins cher pour ses nombreux petits paiements.
Pour évaluer Render, regardez les statistiques publiques de travaux traités et de jetons détruits : elles disent plus que les annonces de partenariats.
Les risques propres à Render
- Le volume réel de travaux de rendu payés reste faible au regard de la capitalisation.
- Le projet dépend fortement d’OTOY et de son fondateur, Jules Urbach.
- La concurrence des grands fournisseurs de calcul en nuage est très forte.