Comprendre Bittensor
À retenir
- Comme Bitcoin, le TAO est plafonné à 21 millions d’unités, avec un premier halving survenu en décembre 2025.
- Le réseau compte plus d’une centaine de sous-réseaux (« subnets »), chacun dédié à une tâche : texte, images, prédictions…
- Depuis février 2025, chaque sous-réseau a son propre jeton, échangé contre des TAO.
Bittensor est lancé en 2021 par Jacob Steeves et Ala Shaabana, deux chercheurs en apprentissage automatique. L’idée : plutôt que de laisser quelques entreprises entraîner les modèles d’IA dans leurs centres de données, créer un marché ouvert où n’importe qui peut fournir de la puissance de calcul ou des modèles, et être payé selon la qualité de sa contribution.
Comment fonctionne le réseau
Chaque sous-réseau définit une tâche. Des « mineurs » produisent des réponses, des validateurs les notent, et l’émission de TAO est répartie selon ces notes. Certains sous-réseaux entraînent des modèles de langage, d’autres font des prévisions financières ou de la génération d’images. La mise à jour de février 2025, dite « dynamic TAO », a donné à chaque sous-réseau son propre jeton : le marché décide ainsi de la part d’émission qu’il reçoit.
Un actif à l’image de Bitcoin
Le TAO reprend la politique monétaire de Bitcoin : 21 millions d’unités, une émission divisée par deux à intervalles réguliers. Le premier halving a eu lieu en décembre 2025. Cette rareté programmée et le récit de l’IA décentralisée ont porté le TAO dans le top 50.
Pour juger le projet, il faut regarder ce que produisent réellement les sous-réseaux, et qui les utilise. C’est l’information la plus difficile à obtenir.
Les risques propres à Bittensor
- La qualité réelle des services produits par les sous-réseaux est difficile à évaluer pour un non-spécialiste.
- La validation des résultats repose sur un petit nombre de validateurs influents.
- En juillet 2024, une bibliothèque logicielle compromise a permis de voler environ 8 millions de dollars à des utilisateurs.