Comprendre Pi Network
À retenir
- Le « minage » sur téléphone consistait à appuyer sur un bouton chaque jour ; il ne s’agit pas d’un minage au sens de Bitcoin.
- Le réseau public a ouvert le 20 février 2025, après six ans de fonctionnement fermé.
- Une grande partie des jetons reste bloquée, en attente de vérification d’identité ou détenue par l’équipe.
Pi Network est lancé en 2019 par Nicolas Kokkalis et Chengdiao Fan, deux docteurs de Stanford. L’application promet de « miner » de la crypto gratuitement depuis son téléphone : il suffit de l’ouvrir chaque jour et d’appuyer sur un bouton. Le nombre de Pi gagnés augmente avec le nombre de filleuls. Des dizaines de millions de personnes s’inscrivent.
Six ans sans marché
Pendant des années, les Pi accumulés ne peuvent être ni vendus ni transférés hors de l’application. Les utilisateurs doivent passer une vérification d’identité (KYC) pour faire migrer leurs soldes vers le réseau principal. L’ouverture du réseau public, le 20 février 2025, permet enfin les échanges sur quelques plateformes. Le cours monte brièvement, puis baisse fortement à mesure que des utilisateurs vendent.
Ce qui pose question
Le « minage » de Pi ne sécurise pas le réseau : la validation repose sur des nœuds choisis, selon le protocole de consensus de Stellar. L’équipe et la fondation contrôlent une part très importante de l’offre. Plusieurs grandes plateformes ont refusé de lister le PI. Les publicités et faux sites qui proposent d’« acheter du Pi » ou de « débloquer vos Pi » contre des frais sont nombreux : ce sont des arnaques.
Les risques propres à Pi Network
- Le cours a chuté fortement dans les mois qui ont suivi l’ouverture des échanges.
- Plusieurs grandes plateformes ne listent pas le PI ; l’information sur l’offre réelle en circulation reste opaque.
- Le modèle de parrainage du projet a été comparé à un système pyramidal par ses critiques.