Comprendre Dogecoin
À retenir
- Aucun plafond : 10 000 nouveaux DOGE sont créés à chaque bloc, soit environ 5 milliards par an.
- Un bloc toutes les minutes, miné en même temps que Litecoin grâce au minage fusionné.
- Le cours réagit fortement aux déclarations d’Elon Musk, qui en parle depuis 2019.
Billy Markus, ingénieur chez IBM, et Jackson Palmer, salarié d’Adobe, lancent Dogecoin en décembre 2013 avec le chien shiba du mème « doge » pour logo. Le projet est une parodie assumée de la vague de cryptos copiées sur Bitcoin. Les deux fondateurs s’en éloignent rapidement ; la communauté, elle, reste.
Une monnaie qui ne se raréfie pas
Contrairement à Bitcoin, Dogecoin n’a pas de limite d’offre. Ce choix, fixé en 2014, garde des frais bas pour les mineurs et une inflation qui décroît en pourcentage : la même quantité de DOGE s’ajoute chaque année à une masse qui grossit. Pour un détenteur, cela signifie une dilution lente mais permanente.
Depuis 2014, Dogecoin est miné en même temps que Litecoin (minage fusionné) : les mêmes machines sécurisent les deux réseaux sans dépenser plus d’énergie.
Ce qui fait vraiment bouger le cours
Pas de mise à jour technique majeure, peu d’applications construites dessus. Les hausses de 2021 et de fin 2024 ont suivi des messages d’Elon Musk, son passage à la télévision américaine, puis l’éphémère « Department of Government Efficiency » dont l’acronyme reprenait le nom de la crypto. Des ETF sur le DOGE ont été lancés aux États-Unis en 2025.
Acheter du DOGE revient à acheter un actif d’attention. Ce n’est pas un défaut caché : c’est la nature du projet, et ses propres créateurs le disent.
Les risques propres à Dogecoin
- Aucune feuille de route technique ambitieuse : la valeur repose sur l’attention et la communauté.
- Quelques adresses concentrent une part importante de l’offre.
- L’émission continue dilue les détenteurs d’environ 3 % par an, une part qui baisse lentement avec le temps.