Comprendre Kaspa
À retenir
- Kaspa n’a eu ni prévente ni réserve pour l’équipe : tous les KAS ont été minés depuis le lancement en novembre 2021.
- Depuis la mise à jour Crescendo de mai 2025, le réseau produit 10 blocs par seconde.
- L’offre maximale est d’environ 28,7 milliards de KAS, avec une émission qui baisse chaque mois.
Kaspa est issu des travaux de Yonatan Sompolinsky, chercheur en informatique qui a cosigné en 2013 le protocole GHOST, dont Ethereum s’est inspiré. Le projet est lancé en novembre 2021 sans vente de jetons ni allocation aux fondateurs : tout a été distribué par le minage, à la manière de Bitcoin.
Un graphe plutôt qu’une chaîne
Sur Bitcoin, si deux mineurs trouvent un bloc en même temps, l’un des deux est abandonné. Pour l’éviter, Bitcoin espace les blocs de dix minutes. Kaspa accepte que plusieurs blocs soient produits en parallèle et les ordonne ensuite grâce au protocole GHOSTDAG. Résultat : des blocs toutes les fractions de seconde, sans sacrifier la sécurité de la preuve de travail.
Après la mise à jour Crescendo de mai 2025, le réseau est passé de 1 à 10 blocs par seconde.
Une politique monétaire lissée
Plutôt qu’un halving brutal tous les quatre ans, Kaspa réduit sa récompense chaque mois, de sorte qu’elle est divisée par deux chaque année. Les machines de minage spécialisées sont arrivées en 2023, ce qui a concentré le minage chez quelques acteurs équipés. Pour un acheteur, Kaspa reste un pari sur une preuve de travail plus rapide, dont l’usage reste à construire.
Les risques propres à Kaspa
- Le minage est dominé par des machines spécialisées produites par quelques fabricants.
- L’écosystème d’applications reste embryonnaire.
- Le KAS est absent de nombreuses grandes plateformes, ce qui limite sa liquidité.