Comprendre Cosmos Hub
À retenir
- Le kit de développement Cosmos SDK a servi à créer des dizaines de blockchains, comme dYdX, Osmosis ou Celestia.
- Le protocole IBC permet à ces chaînes d’échanger jetons et messages sans intermédiaire.
- L’ATOM sécurise le Cosmos Hub, mais la plupart des chaînes Cosmos n’utilisent ni ATOM ni sa sécurité.
Cosmos est imaginé en 2016 par Jae Kwon et Ethan Buchman. Leur constat : une seule blockchain ne peut pas tout faire. Mieux vaut un « internet des blockchains », où chaque application a sa propre chaîne, adaptée à ses besoins, et où toutes peuvent communiquer. La vente de jetons de 2017 finance le développement ; le Cosmos Hub démarre en 2019.
Une technologie très utilisée
Le Cosmos SDK, un kit pour construire une blockchain, et CometBFT, un moteur de consensus, sont parmi les outils les plus utilisés du secteur. Des projets majeurs les ont adoptés : la plateforme de dérivés dYdX, la chaîne de disponibilité des données Celestia, la plateforme Injective. Le protocole IBC, en service depuis 2021, relie ces chaînes.
Le problème de l’ATOM
Le paradoxe de Cosmos : une technologie qui réussit, un jeton qui en profite peu. Une chaîne construite avec le Cosmos SDK n’a besoin ni d’ATOM ni du Cosmos Hub. Plusieurs projets ont tenté de lier les deux, comme la « sécurité partagée » proposée aux chaînes qui le souhaitent, avec une adoption limitée.
Le staking de l’ATOM est répandu, avec une période de déblocage de 21 jours : vos ATOM restent immobilisés trois semaines après votre demande de retrait.
Les risques propres à Cosmos Hub
- Le succès de la technologie Cosmos profite peu à l’ATOM, faute de lien économique direct.
- L’inflation de l’ATOM, élevée, dilue ceux qui ne stakent pas.
- La gouvernance du Cosmos Hub a connu de vifs conflits, jusqu’à une scission en 2023 (AtomOne).