Comprendre Stacks
À retenir
- Stacks enregistre ses blocs dans la chaîne Bitcoin, dont il hérite d’une partie de la sécurité.
- Le sBTC, lancé en décembre 2024, est un bitcoin utilisable sur Stacks, adossé 1 pour 1 à de vrais BTC.
- En 2019, Stacks a réalisé la première vente de jetons qualifiée par la SEC sous le régime « Reg A+ ».
Stacks, d’abord appelé Blockstack, est fondé en 2013 par Muneeb Ali et Ryan Shea, deux doctorants de Princeton. Le projet veut ajouter à Bitcoin ce qui lui manque : des smart contracts et des applications, sans modifier Bitcoin lui-même.
Un lien original avec Bitcoin
Les mineurs de Stacks dépensent des bitcoins pour avoir le droit de produire un bloc Stacks ; ces bitcoins sont versés aux détenteurs de STX qui les bloquent. Ce mécanisme, la « preuve de transfert », ancre chaque bloc Stacks dans la chaîne Bitcoin. La mise à jour Nakamoto d’octobre 2024 a accéléré les blocs et renforcé ce lien : pour réécrire l’historique de Stacks, il faudrait réécrire celui de Bitcoin.
Le sBTC
Lancé en décembre 2024, le sBTC permet de déposer des bitcoins et de recevoir l’équivalent sur Stacks, utilisable dans des applications de prêt ou d’échange. Les bitcoins déposés sont gardés par un groupe de signataires, ce qui demande de leur faire confiance, même si le dispositif est plus ouvert que celui du WBTC.
Stacks est l’un des projets les plus anciens qui cherchent à étendre Bitcoin. Les détenteurs de STX qui bloquent leurs jetons sont rémunérés en BTC, un rendement rare dans l’écosystème.
Les risques propres à Stacks
- Le sBTC repose sur un groupe de signataires qui gardent les bitcoins déposés.
- L’activité des applications sur Stacks reste modeste.
- Le mécanisme de consensus est complexe à évaluer pour un non-spécialiste.