Comprendre LEO Token
À retenir
- iFinex, société mère de Bitfinex, a levé 1 milliard de dollars en vendant des LEO en mai 2019.
- Bitfinex rachète chaque mois des LEO avec une part de ses revenus et les détruit.
- Bitfinex s’est engagée à consacrer l’essentiel des bitcoins récupérés du piratage de 2016 au rachat de LEO.
Le LEO est né d’une crise. En 2018, Bitfinex perd l’accès à environ 850 millions de dollars confiés à Crypto Capital, un prestataire de paiement panaméen dont les dirigeants seront poursuivis pour blanchiment. Pour combler le trou, iFinex vend en mai 2019 pour 1 milliard de dollars de jetons LEO, achetés surtout par de grands investisseurs privés.
Un jeton adossé aux revenus
Le LEO donne des réductions de frais sur Bitfinex, mais son intérêt tient surtout à l’engagement de rachat : chaque mois, une part des revenus d’iFinex sert à racheter des LEO et à les détruire, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Il fonctionne donc comme une dette remboursée progressivement.
En 2016, Bitfinex avait été piratée et environ 120 000 bitcoins dérobés. La justice américaine en a récupéré la majeure partie en 2022. Bitfinex s’est engagée à affecter 80 % des fonds récupérés nets au rachat et à la destruction de LEO, un engagement qui pèse lourd vu l’évolution du cours du bitcoin.
Pour un utilisateur français
Bitfinex partage des dirigeants et des actionnaires avec Tether. Le LEO est un actif concentré et peu échangé ; il se trouve surtout sur Bitfinex, qui n’apparaît pas dans le registre MiCA pour la France.
Les risques propres à LEO Token
- Le LEO dépend entièrement de la santé financière de Bitfinex et de ses liens étroits avec Tether.
- Très peu de LEO circulent librement : le cours peut bouger fortement sur de faibles volumes.
- Bitfinex n’apparaît pas parmi les prestataires agréés pour servir la France.