Comprendre LayerZero
À retenir
- LayerZero transmet des messages entre plus d’une centaine de blockchains, utilisés pour déplacer jetons et instructions.
- Les applications choisissent elles-mêmes quels vérificateurs valident leurs messages.
- L’airdrop de juin 2024 imposait un don de 0,10 dollar par ZRO réclamé à une organisation de développeurs Ethereum.
LayerZero est fondé par Bryan Pellegrino, Ryan Zarick et Caleb Banister. Leur produit répond à un problème concret : un jeton émis sur Ethereum n’existe pas sur Solana ou Arbitrum. Pour le déplacer, il faut un pont, et les ponts ont été la cible des plus gros piratages de l’histoire des cryptos.
Comment circule un message
LayerZero ne garde pas de fonds lui-même. Il transmet des messages d’une blockchain à une autre : « détruis 100 jetons ici, crées-en 100 là-bas ». Chaque application choisit les entités qui vérifient ses messages (Google Cloud, Polyhedra, d’autres réseaux), et combien doivent être d’accord. Ce choix rend l’application responsable de son niveau de sécurité.
De nombreux stablecoins et jetons utilisent cette norme pour exister sur plusieurs chaînes à la fois, comme l’USDT0, une version de l’USDT déployée sur des réseaux où Tether n’émet pas directement.
Un airdrop qui a fait parler
En juin 2024, LayerZero distribue le ZRO à ses utilisateurs après une chasse publique aux comptes multiples, encourageant même leurs détenteurs à se dénoncer. Pour réclamer ses jetons, chaque bénéficiaire devait verser un petit don à Protocol Guild, qui finance des développeurs d’Ethereum. Le geste a été salué par certains, critiqué par d’autres.
Les risques propres à LayerZero
- Une erreur de configuration d’une application peut l’exposer à des messages frauduleux.
- Les déblocages de jetons de l’équipe et des investisseurs pèsent sur le cours.
- Le lien entre l’usage du protocole et la valeur du ZRO a longtemps été indirect.